Le projet de loi sur La Poste actuellement en cours d’examen au Sénat nous donne l’occasion de nous interroger sur notre modèle de service public et son avenir.
L’importance des enjeux en cause suppose que l’on aborde cette question en toute honnêteté, sans démagogie, et en responsabilité.
C’est malheureusement avec une approche totalement inverse, à la fois mensongère, irresponsable et populiste, que les dirigeants socialistes et communistes de notre pays tentent d’utiliser et d’exploiter à des fins purement politiciennes les interrogations légitimes de nos concitoyens sur cette question.
Cette attitude très grave, puisque mettant en péril notre service public, est intolérable et indigne de la confiance que les françaises et français ont pu porter et portent encore à certains de ces dirigeants.
Et malheureusement nous avons été témoins lors du dernier conseil municipal de la Ville d’une attitude strictement identique de la part de la majorité municipale socialo-communiste.
Aussi, il est donc fondamental de rappeler qu’il n’a jamais été question pour le gouvernement actuel de privatiser la Poste mais au contraire, de conforter son statut public et de lui donner les outils nécessaires à sa compétitivité pour qu’elle puisse relever les défis de demain, notamment à travers une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros.
La Poste restera donc à 100 % publique, ce que garantit expressément le projet de loi actuel.
De plus, les missions de service public de La Poste (service universel du courrier, transport et distribution de la presse, aménagement du territoire, accessibilité bancaire) ont été précisées dans deux récentes lois, missions qui seront réaffirmées dans le cadre de la transposition de la troisième directive postale.
Tel est donc l’enjeu : donner à La Poste les moyens de rester un service public accessible à tous et sur tout le territoire pour devenir l’un des premiers opérateurs postaux en Europe.
C’est dans cette optique que la majorité sénatoriale a adopté un amendement au projet de loi sur La Poste, qui augmente le financement de la présence territoriale de La Poste, alors que l'opposition a voté contre cet amendement.
C’est également dans cette optique que la majorité sénatoriale a voté un amendement qui précise la nécessité du maintien de la présence postale territoriale, par un réseau « comptant au moins 17.000 points de contacts équitablement répartis sur le territoire ». Là encore, l’opposition s’est démarquée en ne prenant pas part au vote.
MODESTE MARQUES
Conseiller municipal d’opposition
Groupe Montigny Ma Ville Autrement

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